"Inventer l'inimaginable"...

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« L’invention de l’inimaginable », mise en exergue par Sylvie Ollitrault sur l’auto-présentation des organisations non-gouvernementales, ne touche que partiellement le phénomène olympique.

Cette expression recouvre les discours qui permettent de justifier, auprès des adhérents et de l’environnement extérieur, les évolutions de la structure associative vers une organisation professionnalisée et institutionnalisée. Or ces dimensions, que les ONG étudiées n’intégraient pas nécessairement, ont toujours fait partie des ambitions olympiques et sportives.

Pour le CIO, cette invention passe bien sûr par le sport en lui-même, domaine de l’imaginaire et de l’incroyable. Elle passe également par la cause olympique, perspective de développement d’une société harmonieuse dans laquelle le sport et l’Olympisme auraient un rôle structurant.

Le rénovateur des Jeux, Pierre de Coubertin avait dès les origines lancé les bases d’un CIO à l’ambition internationale assumée, soutenant les créations fédérales en offrant un cadre culturel et organisationnel commun. mais cette invention de l’inimaginable passe par d'autres voies : l’ouverture à de nouvelles causes, la revendication de prix internationaux et l’insertion dans les agendas des États et organisations interétatiques. Aux lendemains de la chute du bloc de l’Est, nombre de problématiques se sont internationalisées sur fond de discours sur la montée des périls propres aux ONG environnementales et humanitaires.

Ce mouvement n’a pas échappé au CIO qui a adopté une politique de développement durable tout en s'inscrivant dans une approche pleinement intégrée dans la société économique internationale. Contrairement à certaines ONG qui construisent leur image et donc leur légitimité par leurs luttes, le CIO ne cherche pas de cibles, il collabore avec elles.

Il n’en reste pas moins que le CIO s’intègre désormais pleinement à cette communauté d’organisations internationales qui défend les droits et libertés classiques ou étendus (droits de l’Homme, de l’enfant, de la femme, sociaux, économiques), voire s’engage dans la promotion de droits nouveaux (droits environnementaux ou plus spécifiquement, droit au sport), et qui développe une rhétorique universelle.

Cette ouverture à des causes extra-sportives, déjà présente au sein de la philosophie olympique par l’internationalisme pacifique et l’ambition pédagogique, s’est d’abord manifestée par la Solidarité olympique qui, à partir des années 1960 a conféré au CIO une mission d’aide à destination première des pays nouvellement décolonisés. Toutefois, il s’agissait essentiellement d’un soutien à l’essor du sport dans ces pays membres aux structures sportives peu développées, avec, certes, diverses aides au système éducatif.

Mais l’intervention du CIO hors du champ sportif - même si le sport reste le plus souvent instrument de l’action et, toujours, la source principale du financement - fut véritablement matérialisée, à partir des années 1990, par l’engagement en faveur du développement durable.


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