L'Agenda 2020 dévoilé !

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Le président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, a communiqué le 18 novembre 2014 les 40 propositions qui composent l'Agenda olympique 2020, la feuille de route stratégique pour l'avenir du Mouvement olympique. Celles-ci ont fait l'objet d'une discussion et d'un vote unanime par l'ensemble des membres du CIO lors de la 127e Session réunie à Monaco les 8 et 9 décembre prochains.

Le point d’orgue d'une année de débats

« À l'occasion de la présentation publique des recommandations au Musée Olympique de Lausanne, le président Thomas Bach a dit es 20+20 propositions qu'elles marquaient "le point d’orgue d'une année de débats et d'échanges ouverts, transparents et vastes entamés à la mi-2013."

Le processus de consultation largement ouvert et transparent sur l’Agenda olympique 2020 a été lancé par le président Thomas Bach il y a plus d’un an. À la suite de son appel à contributions, plus de 40 000 communications ont été reçues et 1 200 idées concrètes émises. A l'instar de la recommandation préconisant de s’appuyer sur l’existant et les infrastructures temporaire, souplesse, réduction des coûts et durabilité ressortent comme les grands principes de cet Agenda, préconisés par l'ensemble des contributeurs et, au final, retenus par le CIO.

"Ces 40 recommandations sont comme les pièces d'un puzzle, a-t-il ajouté. Lorsque vous les mettez ensemble, apparaît l’image du CIO préservant le caractère unique des Jeux Olympiques et renforçant la place du sport dans la société."

Le président du CIO a soumis dans un premier temps les recommandations à une table ronde d'athlètes qui, pour bon nombre d'entre eux, ont activement contribué à l'Agenda olympique 2020. Ont participé aux discussions plusieurs médaillés olympiques.

Principaux sujets traités dans les recommandations

Modifier la procédure de candidature (Recommandation 1), avec l'adoption d'une nouvelle philosophie invitant les villes candidates potentielles à présenter un projet qui correspond à leurs besoins sportifs, économiques, sociaux et de planification environnementale à long terme. Positionner la procédure en tant qu'invitation et instaurer "une phase d'invitation" au cours de laquelle le CIO informera les villes envisageant une candidature des perspectives qu'offre cette nouvelle procédure, en particulier en termes d'héritage et de durabilité. L'organisation de sports et d'épreuves en dehors de la ville hôte et, même dans des cas exceptionnels, en dehors du pays hôte pourrait également être autorisée, dans le respect toutefois de l'intégrité du village olympique.

Réduire le coût de candidature (Recommandation 3), par la diminution du nombre de présentations autorisées et par l’apport de la part du CIO d’une importante contribution financière, sans oublier l'accent mis sur la prise en compte, dès le début du projet, de la durabilité d'une candidature.

Passer d’un programme basé sur des sports à un programme basé sur des épreuves (Recommandation 10). Limiter les accréditations pour les athlètes, entraîneurs et autres membres du personnel d’encadrement des athlètes pour veiller à ce que les Jeux ne deviennent pas encore plus grands. Autoriser maintenant l’admission de plus de 28 sports au programme tout en respectant ces limites.

Renforcer le 6e principe fondamental de l’Olympisme (Recommandation 14). Le CIO inscrira la non-discrimination sur la base de l’orientation sexuelle dans le 6e principe fondamental de l’Olympisme figurant dans la Charte olympique.

Lancer une chaîne de télévision olympique (Recommandation 19) pour offrir une plateforme aux sports et aux athlètes au-delà de la période des Jeux Olympiques, 365 jours par an. Entrer pleinement dans l’ère du numérique et se rapprocher des jeunes avec les outils qui leur sont familiers. Cette chaîne sera une plateforme mondiale et une occasion de diffuser les valeurs olympiques tout en mettant en relief les projets culturels et humanitaires du CIO. Les villes candidates pourront également bénéficier d’un certain degré d’exposition durant la phase de candidature.

Renforcer les principes de bonne gouvernance et l’éthique et les adapter aux nouvelles exigences. Assurer le respect des Principes universels de base de la bonne gouvernance (Recommandation 27); améliorer la transparence des comptes (Recommandation 29) avec préparation et vérification des états financiers du CIO conformément aux Normes internationales d’information financière (IFRS) même s’il ne s’agit pas d’une obligation légale. Renforcer l’indépendance de la commission d’éthique du CIO (Recommandation 30) avec l’élection du président et des membres de la commission par la Session du CIO. Le CIO créera également le poste de responsable de la conformité (Recommandation 31) pour conseiller les membres du CIO, le personnel du CIO, les CNO et les FI à cet égard.

Les athlètes restent le sujet central de ces 40 propositions avec la protection des athlètes intègres au cœur de la philosophie du CIO. La priorité accordée à "l’expérience des athlètes" fera partie des critères d’évaluation, sans compromis possible sur la qualité de l’aire de compétition et l’importance primordiale du village olympique.

“Au cours de l’année passée, nombreux sont ceux qui m’ont demandé pourquoi il y avait un désir de changements. Après tout, les Jeux Olympiques, le CIO et le Mouvement olympique ont remporté bien des succès et nous sommes dans une très bonne position,” fait observer le président Thomas Bach. “Ma réponse est que nous sommes maintenant en position d’insuffler le changement nous-mêmes plutôt que d’y être contraints. Nous devons prendre les devants avec l’Agenda olympique 2020. Nous avons là l’opportunité de le faire et nous devons saisir ce moment – le temps du changement, c’est maintenant.”

Il n’y a pas de modification proposée à la limite d’âge de 70 ans pour les membres du CIO. Pour un nombre restreint de cas (5), le mandat de membre pourra être prolongé une seule fois pour un maximum de quatre ans (Recommandation 37). Il n’y a pas de proposition en vue d’autoriser les membres à visiter les villes candidates mais il y a une proposition invitant à une analyse et une discussion plus poussées des forces et faiblesses des villes candidates, ainsi que des risques et opportunités pour chacune d’elles (Recommandation 2).

Les 40 recommandations ont été finalisées par la commission exécutive en octobre dernier après présentation, par les présidents correspondants, des travaux des 14 groupes chargés de peaufiner les propositions émises depuis le début de l’année. Outre des représentants des parties prenantes du Mouvement olympique, dont les Comités Nationaux Olympiques, les Fédérations Internationales, les partenaires TOP et les athlètes, les groupes de travail comprenaient des experts de la société civile tels que les Nations Unies, Google/YouTube, Transparency International, la Fondation Clinton, le Victoria and Albert Museum, et la Banque mondiale.

L’Agenda olympique 2020 a suscité un vif intérêt à travers l’ensemble du Mouvement olympique. Les débats tenus sur le sujet lors de la 126e Session du CIO à Sotchi, par exemple, ont donné lieu à 211 interventions de la part des membres du CIO. Les propositions ont également été discutées par les commissions du CIO et lors de deux Sommets olympiques qui réunissaient les présidents des principales composantes du Mouvement olympique. »

Source : CIO

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