Définir l'Olympisme

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La notion d’Olympisme est une conceptualisation moderne découverte par Pierre de Coubertin et développée à sa suite, à l’appui notamment de l’héritage culturel de la Grèce antique.

Le terme d’Olympisme désigne l’idéal institutionnalisé du Mouvement olympique et fait souvent l’objet d’une utilisation erronée.

Il est en effet fréquemment employé pour désigner, au choix, l’ensemble des acteurs Mouvement olympique, le sens de leurs actions, une conception pédagogique, le système d’organisation sectoriel du sport, quand il n’est pas simplement l’objet d’une critique nihiliste. Le mot se retrouve par ailleurs trop souvent dans l’évocation des Jeux antiques d’Olympie. Or, l’Olympisme en tant que tel n’existait pas : l’évènement qui se tenait sur les rives de l’Altis n’était pas l’expression autonome d’un mouvement philosophique, mais celle, unifiée, des cultures hellènes.

Mettre partout le sport au service du développement harmonieux de l’homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine.

Cette notion d’Olympisme est en réalité une conceptualisation moderne découverte par Pierre de Coubertin et développée à sa suite, à l’appui notamment de l’héritage culturel de la Grèce antique.

La vision de Pierre de Coubertin

Les quatre principes de l’Olympisme tel que souhaité par Coubertin étaient les suivants :
• Être une religion, c'est-à-dire une « adhésion à un idéal de vie supérieure, d'aspiration au perfectionnement ».
• Représenter une élite « d'origine totalement égalitaire" en même temps qu'une "chevalerie" avec toutes ses qualités morales ».
• Instaurer une trêve des armes « fête quadriennale du printemps humain ».
• Glorifier la beauté par la « participation aux Jeux des Arts et de la pensée ».
Éloge de la beauté, de l’excellence, établissement d’une hiérarchie non pas sociale, mais humaniste et morale, exhortation à une parenthèse pacifique et ambition religieuse, tels étaient donc officiellement présentés les préceptes coubertiniens.

Coubertin réunit ces visions lors du Congrès de la Sorbonne de novembre 1892 convoqué sous le prétexte de l’amateurisme, en dévoilant son grand projet : pour « assurer aux athlètes de tous les pays un plus grand prestige, il faut internationaliser le sport et donc organiser les Jeux olympiques ». Ces Jeux olympiques étaient donc à la fois la finalité du CIO créé deux ans plus tard et l’instrument voulu pour Coubertin pour le développement du sport et la diffusion de l’Olympisme.

La définition de la Charte olympique

Puisqu’il est nécessaire de se référer à la loi fondamentale du Mouvement, notons de suite que la Charte olympique définit l’Olympisme comme :

« une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’Olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels » (Principe fondamental n°2) avec pour but « de mettre partout le sport au service du développement harmonieux de l’homme, en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine. » (Principe fondamental n°3).

Les deux tenants de l’Olympisme officiel sont donc posés : le sport, et une vocation systémique à structurer l’individu pour une société humaniste.

De cette définition, notons par ailleurs la référence à une philosophie qui vient donc désigner l’Olympisme comme un mouvement de pensée mise en action, et qui s’adresse tout autant à l’individu qu’à la communauté.


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