Manu Dibango, témoin musicien

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Désigné Grand Témoin de la Francophonie pour ces Jeux Olympiques de Rio, l'artiste Manu Dibango a également animé le Club France avec un concert donné le 6 juin 2016 à l'occasion de la soirée internationale du CNOSF.

Alors, vous allez témoigner ?
Oui, je vais témoigner du fait que tout se passera bien et que la francophonie sera bien représentée. Témoigner que la langue que nous partageons ensemble de par l’Histoire sera bien représentée, non seulement du côté des journalistes mais également du côté des athlètes. Tout sera fait pour faciliter leur séjour : tous les documents seront écrits dans leur langue, ils n’auront pas besoin d’aller se casser les méninges à essayer de parler en portugais, espagnol ou anglais. C’est important parce qu’il y a plus de trois cents millions de personnes qui parlent pas la langue française. On est là pour s’assurer que tout sera comme Coubertin l'a voulu au départ, c’est-à-dire dans un équilibre entre cultures.

Vous êtes à Rio durant toute la durée des Jeux ?
Tout à fait ! J’y ai déjà été, on a déjà fait beaucoup de choses, on a rencontré énormément, notamment le comité d'organisation et le comité olympique brésilien. On a signé des conventions. Du côté culturel, on a rencontré de nombreux artistes mais aussi le ministre de la Culture du Brésil. Parce qu'au-delà de la langue, on se préoccupe de la culture en même temps. On va montrer, on va amener un bouquet de francophonie, de la diversité parmi les artistes qui vont faire un énorme bœuf durant la quinzaine olympique, notamment au Club France.

Comment s'est passé votre désignation comme Grand témoin ? C’est Michaëlle Jean qui est venue vous voir directement ?
Absolument. De vous à moi, je ne connaissais rien de cette fonction. Il se trouve que j'étais à la Guadeloupe l’année dernière pour l’ouverture de la Maison de la Mémoire de l’esclavage. Christiane Taubira, Michaëlle Jean et moi nous sommes retrouvés dans le même hôtel, nous avons discuté. Apparemment, je correspondais au profil recherché. Après des politiques, des institutionnels, même avec un profil très culturel, Jean-Pierre Raffarin, Hervé Bourges, Hélène Carrère d’Encausse et même Michaëlle, ils ont pensé que prendre un artiste, et de surcroît d’origine africaine, donnerait une coloration différente à l’affaire, une vision inédite.

Vous parlez d’une vision, mais la langue, c’est d'abord du son… ?
C’est ce que j’appelle la « francosonie », moi (rires).

Et en même temps, quoi de mieux qu’un artiste, dont les chansons traversent le monde, pour diffuser cette francophonie, et du coup pouvoir justement ce grand rôle-là ?
’ai accepté. Pourquoi ? L’histoire nous a légué cette langue. Qu’est-ce qu’on va en faire ? On peut faire beaucoup de choses avec. Il faut y croire et mettre l’énergie, donner le côté surtout artistique, culturel de cette diversité, parce que nous venons d’un pays différent, et que nous partageons cela comme héritage commun. Du coup, on peut faire des choses dynamiques, si on veut. Autant la diversité est difficile dans un pays, autant à plusieurs pays elle devient nécessaire et intéressante. Vous voyez ?

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