Lapasset : "Le rugby, l'un des piliers du sport de demain"

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Bernard Lapasset a quitté la présidence de World Rugby, officiellement le 1er juillet dernier, après deux mandats de quatre ans. La discipline lui doit d’être entrée dans le programme des Jeux olympiques, à Rio 2016. Le Français en avait porté la candidature, d’un bout à l’autre d’une longue campagne, jusqu’à la session du CIO de Copenhague, en octobre 2009. Désormais co-président de Paris 2024, Bernard Lapasset a vécu comme un accomplissement, et le début d’une nouvelle ère, les tournois olympiques de rugby à 7 aux Jeux de Rio. Il raconte.

« Les deux tournois olympiques ont été extraordinaires. Un succès populaire d’abord. Un succès sportif, surtout. Les filles ont proposé un jeu d’un très haut niveau. Les garçons ont suivi avec la même qualité de rugby. Toutes les équipes avaient préparé cette compétition de façon très poussée et méthodique. Un travail de fond a été réalisé en amont des Jeux, dans tous les pays qualifiés.

J’ai été très heureux de la victoire des Fidjiens en finale. Pour moi, leur médaille d’or, la première du pays dans toute l’histoire des Jeux, constitue un juste retour des choses. Sans eux, le rugby à 7 ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Dans les années 70 et 80, ces joueurs ont apporté une nouvelle dimension au 7, plus stratégique, avec un gros engagement physique, mais en conservant une grande liberté. Aux Jeux de Rio, j’ai retrouvé tout cela dans les joueurs de leur équipe.

Avec le 7, l’horizon du rugby mondial a changé. Il est plus large. Il est devenu planétaire. Les Jeux de Rio ont été une victoire pour le développement du rugby. Des nouveaux pays apparaissent : le Japon, vainqueur des All Blacks aux Jeux de Rio, Hong Kong, mais aussi Singapour, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan. La Chine a marqué un temps d’arrêt. Elle n’était pas présente à Rio 2016. Elle va le regretter et revenir.

Le rugby à 7 va nous permettre de gagner des nouveaux territoires. Certains pays arrivés grâce au 7 se lanceront aussi dans le XV. Pas tous. Le rugby à XV reste très codifié. Avec le 7, la perception du jeu est plus immédiate. L’avenir mondial du rugby et son universalité passent par le rugby à 7. Bientôt, nous serons capables de dire qu’il y aura eu un avant et un après Rio 2016. A Rio, un personnage important du CIO m’a confié : "Bernard, ton sport va devenir l’un des piliers du mouvement olympique." »

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