JOJ de Gangwon 2024, jour 11 : nouvelle moisson de 4 médailles pour les Bleus !

Ambre Perrier-Gianesini et Samuel Blanc-Klaperman ©CNOSF/KMSP
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L’Équipe de France a remporté quatre nouvelles médailles ce mardi à Gangwon : le plus beau des métaux en danse sur glace pour Ambre Perrier-Gianesini et Samuel Blanc-Klaperman, et pas moins de trois podiums pour le ski de fond (Agathe Margreither en argent, Annette Coupat et Quentin Lespine en bronze), discipline qui n’avait jamais été à pareille fête aux Jeux Olympiques de la Jeunesse. La France compte à présent 17 médailles dans ces JOJ (dont 7 en or) et, à deux jours de la fin des épreuves, occupe la troisième place au classement des nations.

Danse sur glace : Ambre Perrier-Gianesini et Samuel Blanc-Klaperman, une tradition française

« La pression retombe, parce que c’était le plus gros évènement de notre saison. C’est juste génial, c’est un accomplissement. Je suis contente parce qu’on a livré un travail acharné pour ça. Là, on se sent très bien. » Et dans ce « très » à la voyelle longuement appuyée, on percevait tout le soulagement d’Ambre Perrier-Gianesini, le poids qui s’envole autant que la mémoire « de tous ces matins où l’on est à 7h voire 6h à la patinoire, où il y a des failles parfois de motivation et l’un doit rebooster l’autre... », tous ces moments « où on est un peu dans le dur » ont trouvé leur récompense avec cette médaille d’or remportée, au côté de son partenaire Samuel Blanc-Klaperman, aux Jeux Olympiques de la Jeunesse.

En tête à l’issue de la danse rythmique, le couple du Lyon CSG a également été le plus en vue sur le programme libre (92.96, avec un 51.24 en technique et 42.72 en score des composantes, minoré d’un point), malgré une frayeur avec une chute : « On s’est pris les pieds, décrit Ambre. On n’a jamais été aussi proches sur ce twizzle : là j’ai attaqué vraiment sur Sam et on s’est un peu rentrés dedans, je lui ai tapé dans le pied. » « Mais il fallait faire comme si rien ne s’était passé et juste continuer, enchaîne Samuel. On a travaillé dur pour ces JOJ, pour y donner le meilleur de nous. Et malgré cette petite erreur, on s’en est plutôt bien sortis. » Leur note, 155.35 au cumulé, leur assure ainsi 13 points d’avance sur leurs dauphins américains.

« Cette chute n’a pas trop d’impact car elle était en-dehors d’un élément technique donc ils écopent seulement un point de déduction, relève Marien De La Asuncion, l’un de leurs quatre entraîneurs à Lyon, présent à Gangwon. Cela montre surtout qu’ils étaient au-dessus du lot puisqu’on avait un objectif de score encore plus élevé que ça. Ils avaient battu tous les concurrents directs au moins une fois dans la saison, on savait qu’ils avaient la capacité de gagner le titre. Après, il faut sortir la bonne perf le jour J. » Et marcher ainsi dans les patins d’une grande tradition française de danse sur glace, de Marina Anissina & Gwendal Peizerat à Gabriella Papadakis & Guillaume Cizeron, en passant par Isabelle Delobel et Olivier Schoenfelder… ce dernier se trouvant être l’un des entraîneurs du couple en or du jour.

Eve Dubecq a quant à elle pris la 15e place de l’épreuve individuelle. Son programme libre, exécuté sur le « Frozen » de Madonna, lui a valu une note de 80.48 (technique 42.32 et composantes 40.16, moins deux points de pénalité pour chute), pour un total cumulé de 128.17.

Agathe Margreither et Annette Coupat ©CNOSF/KMSP

Le ski de fond à la fête

« Ils apprennent », nous avait dit lundi Sébastien Mouchet à propos de ses ouailles. Et bien, ils apprennent vite. Vingt-quatre heures après la frustration d’être restés aux portes des finales des épreuves sprint, les Bleus ont marqué le 7,5 km classique de leur empreinte, forts d’un mot d’ordre revenu dans toutes les bouches : « Les coachs nous ont conseillé de partir sans gamberger et d’y aller au feeling », dixit Agathe Margreither. « Sur une distance si courte, 7,5 km quand d’habitude c’est minimum 10 km, il n’y avait pas vraiment de stratégie à avoir », renchérit Quentin Lespine. « JB (Jean-Baptiste Viard Gaudin, ndlr) nous a dit qu’on y serait perdants si on se mettait en tête de gérer, de partir prudemment... » complète Annette Coupat.

Le message est passé. Les filles ont fait une course en forme de modèle du genre, toujours dans la même seconde à défaut d’être ski contre ski, pour une deuxième place finale d’Agathe (22’30’’1) , à dix secondes de la médaillée d’or finnoise Nelli-Lotta Karpellin. « C’est super, réagit la skieuse du Haut Jura Ski. J’étais au deuxième tour quand j’ai été informée que je jouais la médaille. J’avais de bonnes sensations, on peut aussi compter sur un bon fart qui permet de bien accrocher dans toutes les montées… Je suis très fière de cette médaille. Elle me montre que tous mes efforts du quotidien n’ont pas servi à rien. »

Elle préserve l’argent pour deux secondes devant Annette Coupat. « Agathe était partie un peu avant moi du coup j’avais l’info que l’on était tout le temps dans la même seconde, qu’on jouait le podium ensemble, ça me donnait des ailes, raconte la fille d’Elisabeth Coupat, Olympienne en 1994 et 1998. J’ai tout de suite senti aujourd’hui que j’avais de bonnes jambes, j’ai pris du plaisir. » Troisième en coupant la ligne, restait à attendre pour savoir si cette place sur le podium tiendrait jusqu’au bout : « Il y avait encore beaucoup de filles qui partaient derrière moi. Elles étaient censées être les toutes meilleures donc je pensais que certaines iraient plus vite que moi. Mais elles arrivaient, elles arrivaient et étaient toutes derrière ! »

Quentin Lespine ©CNOSF/KMSP

« Le plus beau résultat de ma vie »

Cette médaille de bronze, « les filles ont voulu me la faire regarder avant mon départ mais je n’ai pas voulu, j’ai eu peur que ça me porte malheur », rigole Quentin Lespine, la sienne autour du cou à présent. Fidèle au mantra défini, « je suis parti vite, revit le skieur du Grand-Bornand. J’ai eu peur de ne pas l’assumer dans le deuxième tour, d’autant que j’avais perdu de l’accroche sur les skis donc ça devenait dur avec la fatigue, je n’arrivais plus trop à relancer en poussée. J’ai perdu du temps mais sans lâcher dans la tête : les coachs me disaient que je jouais devant donc quand tu joues la médaille, tu donnes tout. » En tête au troisième intermédiaire, Quentin subit finalement le gros finish des Allemands Jakob Moch et Jonas Mueller mais préserve la troisième place (19’54’’, à 7 secondes du premier)… devant un autre Bleu, Gaspard Cottaz ! « Je suis extrêmement content de cette médaille. Je connais tous les adversaires et je savais qu’il y avait du beau monde parmi la concurrence. C’est ma première médaille internationale, le plus beau résultat de ma vie. »

Les deux autres tricolores engagés, Johan Calandry et Lina Levet, ont pris respectivement la 23e et la 27e place de leur course.

Il reste encore le relais mixte, jeudi, mais ces JOJ d'hiver sont déjà d’ores et déjà historiques pour le ski de fond français, qui comptait jusque-là une unique médaille en trois éditions précédentes : celle de Laura Chamiot-Maitral, bronzée sur le cross en 2016 à Lillehammer.

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