JOJ de Gangwon 2024, jour 13 : de l’argent pour conclure des JOJ de tous les records

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Le ski de fond a apporté à l’Équipe de France sa 18e et dernière médaille en Corée du Sud. C’est une édition de tous les records pour la France aux JOJ d’hiver qui se referme : record de médailles (le précédent était de 12, à Lausanne il y a 4 ans) ; record de titres (7, contre 3 à Lillehammer en 2016) ; meilleure place au classement des nations (4e, et même 3e ex-aequo en nombre de podiums, contre 10e en 2016 et 2020) ; sans oublier le record de médailles pour un seul et même sportif français aux JOJ d’hiver (Antonin Guy). On se souviendra de Gangwon 2024 !

Ski de fond : une 4e médaille pour terminer

Et de 18 ! Agathe Margreither, Gaspard Cottaz, Annette Coupat et Quentin Lespine ont apporté à la France une 18e et dernière médaille dans ces JOJ, un relais mixte 4 x 5 km en ski de fond. Sur une distance ne laissant pas la moindre marge d’erreur (Italiens et Finnois l’ont appris à leurs dépens, leurs médaillés d’or individuels ne parvenant pas à compenser le relais en-deçà de l’un ou l’autre partenaire), les récompenses se sont jouées à coup de secondes : 6’’30 très exactement, soit le temps qui devait séparer à l’arrivée le champion et le quatrième. Restait à départager France, Suisse, Suède et Allemagne, les quatre nations ayant fait le break à mi-course.

Côté français, ce sont Agathe Margreither et Gaspard Cottaz qui avaient permis aux Bleus d’être le bon groupe. « C’est parti très vite, relate Agathe, j’ai eu un peu de mal à suivre le groupe. En plus on partait en trois traces et ça se resserrait ensuite en deux donc il fallait faire sa place. Je n’ai pas réussi au premier tour mais c’est passé au second. » « Agathe me donne le relais dans le groupe de tête, poursuit Gaspard. Les coachs m’avaient dit de rester dans l’aspiration, au chaud, au premier tour, pour garder des forces dans le deuxième. On a constitué un groupe de quatre, j’ai attaqué dans la dernière bosse et une chute du concurrent allemand derrière m’a permis de donner le relais avec un peu d’avance. »

« J’avais un peu la pression » sourit Annette, troisième relayeuse. Elle confirme la stratégie : « Les coachs nous avaient dit de pas nous exciter dans le premier tour, que c’est dans le deuxième que ça se jouait. Pas manqué : la Suédoise est partie dès le début du relais mais on a couru ensemble avec l’Allemande et la Suissesse et nous sommes revenues pour finir quasiment les quatre ensemble. »

« Une médaille en groupe c’est autre chose, un travail d’équipe où chacun apporte sa pierre à l’édifice. On doit tous se remercier les uns les autres. »

Restait à Quentin Lespine la responsabilité de concrétiser cette course propre dans l’emballage final. Si l’Allemagne avait creusé un écart de quelques secondes pour l’or, c’est au sprint et spatule contre spatule que les trois autres pays devaient se disputer l’argent : et à ce petit jeu, Quentin prenait le meilleur sur les Suisses et les Suédois. « J’étais en tête dans la descente – pas la chose la plus maligne vu que les autres ont l’aspiration, mais étant donné que j’avais essayé de faire le trou au début j’avais espéré faire un peu d’écart avec eux… J’ai essayé de pousser avec les jambes le plus longtemps possible, comme vu avec « Seb » à l’entraînement, et ensuite je n’ai pas réfléchi, juste essayé de skier propre pour rester efficace et j’ai tout mis jusqu’à l’arrivée. »

Ses équipiers pendant ce temps s’égosillaient en bord de piste. « Je ne me suis jamais autant arraché la voix, revit Gaspard. On braillait ! Je courrais partout, tous les endroits où on pouvait croiser la piste de course. C’était super, des émotions dont on se souviendra longtemps. » Esprit d’équipe et densité collective ont parlé. Quentin : « En classique les filles avaient fait 2e et 3e, nous 3e et 4e : on savait qu’on pouvait jouer quelque chose dans ce relais. Mais on savait aussi qu’en face il y avait des solides. Une médaille en groupe c’est autre chose, un travail d’équipe où chacun apporte sa pierre à l’édifice. On doit tous se remercier les uns les autres. »

Un état d’esprit que loue Sébastien Mauchet, l’entraîneur du groupe France de ski de fond : « Ils viennent tous de clubs différents, pour beaucoup de comités différents, et on avait finalement peu de temps pour essayer de créer quelque chose. Mais ils ont été géniaux. Cette réussite leur appartient. Nous n’avons rien eu d’extraordinaire à faire avec eux, on est restés très simples. La première épreuve, le sprint, était pas mal mais il y avait un peu de déception ; ç’a ensuite été grandiose sur le classique et là on finit comme il faut, parce que le podium était devenu un objectif, mais au-delà de toutes les espérances que l’on pouvait avoir en arrivant ici. » Le ski de fond tricolore repart de Gangwon avec quatre médailles dans ses bagages, quand il n’y en avait eu qu’une en trois JOJ précédents.

Ambre Perrier-Gianesini et Samuel Blanc-Klaperman ©CNOSF/KMSP

Le patinage artistique en dernière danse à Gangwon

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver 2024 se sont achevés sur une compétition par équipes de patinage artistique, dont les Français – qui n’engageaient pas de couple en patinage – ont pris la 5e place. Ambre Perrier-Gianesini et Samuel Blanc-Klaperman ont logiquement dominé la danse sur glace (97.69), dans un programme libre encore plus plébiscité que lorsqu’il leur avait assuré l’or 48 heures plus tôt.

Gianni Motilla-Roggia et Eve Dubecq terminent quant à eux 5e de leur épreuve individuelle, Eve s’offrant au passage sa meilleure performance annuelle sur son programme libre, noté 87.70 par les juges (46.38 et 42.32, minoré d’un point). Sur le même « Frozen » deux jours plus tôt, elle avait été notée 80.48.

« Pour nous, le contrat est rempli, débriefe Stanick Jeanette, le chef d’équipe. Nous repartons avec ce que nous étions venus chercher, en premier lieu la médaille d’or d’Ambre et Samuel. Un titre olympique, c’est toujours formidable. C’était l’objectif mais c’est comme dans tous les sports, il faut le faire, il faut être présent le jour J. Ils l’ont fait, c’est vraiment chouette. Et ils ont réitéré une grande « perf » par équipes, ce qui est une preuve de consistance. Gianni et Eve, eux, étaient vraiment là pour l’expérience. Ils ont gagné leur sélection sur les Grands Prix juniors, et je pense qu’ils ont beaucoup appris de cette compétition et de ces derniers mois. Les JOJ doivent être pour ces jeunes une rampe de lancement, en vue d’être dans le groupe olympique 2034, voire potentiellement 2030. » Rendez-vous dans les Alpes françaises ?

©CNOSF/KMSP

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