Du bronze à croquer pour Emilie Morier

Médaille
Emilie Morier, le détonateur bleu
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Décrocher la première médaille d'une délégation n'est jamais chose aisée. Un compteur bloqué à zéro trop longtemps est un facteur de stress pour chaque membre de l'équipe, pour chaque athlète, chaque cadre, qui ressentira inévitablement le poids de la responsabilité collective. L'idéal est bien entendu d'enclencher le plus vite possible la dynamique positive. L'idéal ne se produit que rarement il est vrai. A Nankin, l'idéal s'est produit dès la première épreuve, grâce au culot d'Émilie Morier. Triathlète de son état, la Française a désormais le bronze olympique comme signe distinctif. Elle revient sur sa performance...

Alors, cette course, tu peux nous la décrire ?
J'ai fait un départ assez bon. Dès le premier cent mètres, j'étais dans les premières filles. J'ai un peu rétrogradé en natation, ma discipline la moins forte, mais j'ai réussi à rester dans les pieds pour finalement sortir de l'eau avec vingt-cinq secondes de retard, alors que j'avais plutôt l'habitude d'être déjà à quarante secondes normalement. Cela m'a permis de ne pas être trop loin du pack. Avec les filles on a bien roulé et on a pu rejoindre le groupe de tête. C'est à ce moment que je me suis dit qu'il y avait un truc à jouer, sachant que la course est mon fort. Je savais que si j'avais les jambes, j'étais capable d'aller chercher une place dans les cinq meilleures. Ensuite, j'ai réalisé une bonne transition et au bout d'un kilomètre, j'étais en troisième position. J'ai su que c'était le bon jour, qu'il ne fallait pas que je lâche et que j'aille jusqu’au bout.

Que se passe-t-il dans la tête lorsque tu franchis la ligne d'arrivée ?
A deux cents de la ligne, je me suis retourné et j'ai constaté que ça ne pouvait pas revenir. J'ai eu une vague d'émotion, j'avais du mal à courir. Il a fallu que je reprenne le contrôle. Une fois la ligne passée, on essaie de prendre conscience de ce qu'il vient de se produire, mais c'est impossible en fait. Cela viendra demain, ou dans quelques semaines...

Tu en as forcément un peu conscience au vue du nombre de félicitations que tu as reçu de la part de tes coéquipiers de l'équipe de France olympique... La première médaille est toujours un fait marquant.
Lorsque l'on m'a fait remarquer que j'étais la première médaille française, j'étais super contente. Je trouve que ça donne un peu l'exemple, que ça montre la voie aux autres. D'autant plus que je n'y croyais pas vraiment. Même vraiment pas. En fait un peu, je l'avais dans un coin de la tête mais, même ce matin, je ne voulais pas prendre ma tenue de podium.

A priori, la famille et les amis se sont mobilisés chez toi pour suivre ton épreuve ?
Oui. Je sais qu'ils étaient presque quarante dans la salle, à trois heures du matin. Tu te dis que tu n'as pas le droit de te louper, qu'il y a du monde derrière toi qui t'encourage. Cela motive encore plus.

Un petit mot aux copains qui vont entrer en compétition ?
Si on le veut, rien n'est impossible. Il faut juste y croire.

Emilie MORIER | Triathlon | Actualités

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