Thierry Marx - Ep. 1 : « Je ne m’inscris pas seulement dans une réflexion franco-française »

Partagez

Désigné par l'Organisation Internationale de la Francophonie comme Grand Témoin de la Francophonie pour les Jeux Olympiques de Tokyo, Thierry Marx, né à Paris en 1959, se présente lui-même comme « un Gavroche de Ménilmontant pétri à Champigny-sur-Marne ». A 15 ans, comme apprenti pâtissier, il fait le Tour de France avec les Compagnons du Devoir qui forment les jeunes aux métiers traditionnels. A 18 ans, il s’engage dans les parachutistes puis est intégré dans les Casques Bleus de l’ONU. De retour en France, il multiplie les « petits boulots » - vigile, manutentionnaire, transporteur de fonds – avant de se remettre aux fourneaux.

Débutant comme commis, il commence à se faire un nom (« plutôt un prénom », ironise-t-il) en devenant le chef du Cheval blanc à Nîmes. Il exportera ensuite ses compétences aux quatre coins du monde, de l’Australie à l’Asie. Il en profite pour accumuler les étoiles. « Comme Teddy Riner », s’amusent ses proches qui rappellent qu’à l’instar du judoka français, Thierry n'a jamais abandonné la pratique des arts martiaux, asiatiques en particulier, japonais plus spécialement. C'est en effet au judo qu’il affirme devoir en grande partie sa « rédemption ». C’est aussi autour de cette discipline qu'il développe de nombreuses actions de solidarité, d’animation des quartiers délaissés, notamment par le soutien aux jeunes en recherche de phares.

Découvrez, tout au long de trois épisodes, Thierry Marx, sa passion pour le sport, ses engagements et son rôle de Grand Témoin de la Francophonie...

Que vous inspire le fait d’avoir été désigné Grand témoin de la Francophonie pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?
Je suis d’abord très honoré. J’aime les actions qui font sens, qui génèrent du lien social. Cela m’inspire aussi beaucoup d’essayer de faire rayonner l’idée de la Francophonie dans le monde. Je ne m’inscris pas seulement dans une réflexion franco-française, mais dans une pensée bien plus large. Je trouve que la Francophonie, le parler français, le savoir-faire, sont des messages qui peuvent être portés par la langue française. Des messages de fraternité, d’impact social, d’impact environnemental… A nous de rendre ces messages encore plus audibles.

Justement, comment initier cette réflexion plus large sur la Francophonie ?
Nous avons intérêt à travailler encore plus sur les échanges entre les jeunes. Inciter les Japonais, qui en ont la capacité, à venir étudier en France ou dans les pays francophones. Aider dans le même temps les jeunes francophones à partir au Japon. Pour moi, les liens commencent à se tisser à ce niveau-là. Dans cette mission de Grand témoin, j’essaie de trouver les points d’accroche pour faire en sorte que les personnes issues, de l’artisanat, de l’entreprise ou de l’université puissent échanger entre eux et passer des laps de temps chez leurs correspondants. La culture de la francophonie doit pouvoir continuer à rayonner au Japon. Ceux qui vivent au Japon constatent que la culture française et la culture de la francophonie font partie intégrante d’une reconnaissance d’une langue de qualité qui est souvent liée au luxe et à l’excellence. On trouve très souvent au Japon des personnes parlant un très bon français. Elles ont ainsi fait de la langue française une forme de différence dans leur épanouissement professionnel. Certes, ils ont aussi appris l’anglais, mais le français leur procure un « plus » non négligeable.

Vous avez souvent été juge dans des concours de cuisine. Vous voilà Grand témoin. Voyez-vous des points communs entre ces missions ?
Franchement, non. Dans un jury, vous êtes dans l’analyse, pas toujours juste d’ailleurs. Vous avez une approche « métier » et c’est à vous de voir si la proposition du candidat entre dans le cahier des charges. Comme Grand témoin, je ne suis pas là pour porter un jugement sur un savoir-faire. Je dois regarder, écouter l’existant, et, dans cet existant, déceler ce que nous pouvons améliorer. C’est donc vraiment autre chose. Il y a une grande partie d’écoute. Oui, il faut écouter, comprendre les mécanismes et puis proposer pour les améliorer. Et, en point d’orgue, faire quelque chose de très fort pour cette Francophonie.

Vous avez fait une première visite à Tokyo en tant que Grand témoin. Un premier bilan ?
D’abord, nous avons été très bien reçus. Tant par les ambassadeurs de la Francophonie que par les autorités japonaises qui s’occupent du comité olympique à Tokyo. Nous avons pu échanger sur ce que l’on attendait du comité au Japon, et sur ce que nous étions en capacité de leur proposer pour amener la francophonie, le parler français, à être dans les meilleures conditions. Les choses se déroulent donc de façon plutôt positive. En tout cas, il n’y a pas de frein. Nulle part nous avons constaté une volonté de dire non à la francophonie. Bien au contraire, tous nous ont affirmé qu’ils avaient compris nos attentes et qu’ils allaient faire en sorte que tout se passe bien.

La langue française est-elle déjà visible au Japon ?
Je pense que nous avons quelques avancées. Comme le fait que le français soit utilisé sur des supports, des affiches par exemple, qui ont été utilisés dans le cadre de la Coupe du monde de rugby, où des annonces ont été faites en français, dans le métro notamment. Avec le japonais, bien sûr, ou l’anglais et le chinois. Mais, aussi, en français. Ce qui était très rare. Donc, j’ai bon espoir pour que ces pratiques se répètent lors des Jeux de Tokyo. En tous les cas, les Japonais qui nous ont reçus étaient à l’écoute de cela.

Vous avez un lien particulier avec le Japon...
Je viens donc de faire ma première visite au Japon comme Grand témoin. Mais, cela fait 27 ans que je travaille avec ce pays. J’ai même travaillé quatre ans à Tokyo pour une compagnie japonaise. Il est évident que c’est un pays que je crois bien connaître. C’est une culture passionnante avec un grand lien avec la nature, mais aussi les faits, la posture. J’apprécie ce pays où tout semble rangé au bon endroit, même si ce n’est pas toujours le cas. Je ne l’idéalise pas, mais je m’y sens bien.

Relations internationales du CNOSF | Grand témoin de la Francophonie aux Jeux Olympiques

Solidarité

CIO - Rapport annuel

Charte olympique

S'ouvrir à l'international

Passion

Agenda 2020 du CIO

Cliquer pour découvrir l'Agenda olympique 2020

Francophonie

@franceolympique


  •  Cocacola
  •  Airbnb
  •  Aliba
  •  Allianz
  •  Atos
  •  Bridgestone
  •  Bridgestone
  •  ge

  •  intel
  •  Omega
  •  Omega
  •  P&G
  •  Samsung
  •  Toyota
  •  Visa
  •  BPCE
  •  EDF
  •  Lacoste
  •  France TV-Sport
  • RMC